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ACAT Belgique
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Décès de Janette Chambonnière

Chère Cécile, cher Luc, chère Isabelle,

Chers amis de l’ACAT Belgique,

c’est avec une grande tristesse que je vous fais part du décès de notre grande amie Janette, qui s’est éteinte hier soir à Lyon. Renée, sa mère supérieure m’a téléphonée ce soir pour me l’annoncer ; Janette et moi étions restées en contact. Je vous laisse en informer nos amis de l’ACAT Belgique et de la FIACAT.

Depuis 2018, Janette avait de gros problèmes de santé, elle avait fait plusieurs crises cardiaques. Mais ces dernières semaines, les personnes qui la côtoyaient la sentaient apaisées et elle ne souffrait pas. Selon sa mère supérieure, elle est partie doucement comme une petite bougie qui flambe et peu à peu s’éteint.

Tout un symbole, la bougie, comme toutes celles que l’on a allumées avec Janette pour les Nuits des veilleurs et tous les moments de prière que nous avons partagés...

Janette aussi était un peu notre bougie à tous quand elle militait à l’ACAT Belgique.

Janette nous épatait avec son culot formidable et son franc-parler, qui lui faisaient aborder sans crainte tout le monde, sans distinction de classe sociale, d’origine, d’éducation. Sa franchise était d’une efficacité redoutable, elle a fait tomber avec succès les peurs et les barrières internes de nombreux de nos interlocuteurs.

Janette avait une énergie qui nous invitait à la suivre, on la voyait souvent marcher devant, d’un pas rapide et déterminé pour aller embrasser à bras le corps un projet, une activité, un combat à mener. Elle était alors inarrêtable.

Janette avait le gout et le don pour parler aux jeunes ; elle tenait à “rester à la page”, être à l’écoute des nouvelles générations. Elle avait rapidement appris à se débrouiller en informatique et préférait le téléphone portable au fixe. Ses clins d’œil malicieux, son esprit critique nous poussaient nous aussi à rester l’esprit vif, à ne pas nous contenter de nos acquis ni “nous endormir comme des vieux rabougris” disait-elle.

Janette avait aussi l’esprit de service, toujours prête à aider, elle passait discrètement un coup d’éponge après nos réunions, acceptait de faire parfois les taches les plus ennuyeuses ou chronophages à l’ACAT : combien d’ACAT-Info a-t-elle mis dans des enveloppes, combien de cartes de la Nuit des veilleurs a-t-elle coupées, combien de textes a-t-elle tapés ?

Janette avait aussi une écoute, une curiosité, un intérêt pour l’autre évident : le vécu de ceux qu’elle côtoyait l’intéressait vraiment. Elle savait faire parler ses interlocuteurs et avait à cœur de comprendre le quotidien de ceux qu’elle rencontrait. Cet appétit de la rencontre était évident chez elle, peut-être le cœur de sa vie.

Et puis il y avait toutes les autres facettes de Janette : son ouverture au monde comme les cartes colorées qui décoraient sa chambre et qui nous emmenaient loin de notre confort d’Européens, son désir d’apprendre et de se cultiver et son humilité à ce sujet, ses impatiences, son réseau incroyable -elle avait un carnet d’adresse aussi vaste qu’hétéroclite-, ses fragilités qu’elle laissait entrevoir parfois, son regret d’avoir quitté le Cameroun qu’elle avait tant aimé…

Pour toutes ces raisons, elle était unique et elle laisse un grand vide ; nous l’aimions énormément.

Une célébration aura lieu ce mardi 13 juillet à 10h30 à la chapelle de la chambre funéraire Berthelot (177 Av. Berthelot, 69007) à Lyon.

Janette sera ensuite inhumée au cimetière du Puy en Velay, auprès de plusieurs sœurs de sa congrégation.

En mémoire de Janette et en communion de prière, à tous ceux qui ne peuvent pas faire le déplacement, je propose que nous allumions une bougie ce mardi à 10h30.

Avec toute mon affection,

Axelle