Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Prier    >    Méditations pour le temps de Carême    >    Méditation pour le Vendredi Saint, le 25 mars 2016
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT -actualités, actions décembre 2020-

Bonjour ami(e) de l’ACAT,

Aujourd’hui, nous, chrétiens, fêtons avec le reste du monde, la journée internationale des droits humains, dans une année vraiment pas comme les autres, en plein cœur du temps sacré de l’Avent.

Notre lettre mensuelle comporte deux (r)appels à la mobilisation, deux grandes campagnes pour célébrer ce jour et qui vont accompagner notre Avent.

L’une, préparée par un groupe de dames de l’ACAT, concerne des défenseurs de l’environnement persécutés au Brésil. « Flamme d’espoir pour le futur de notre monde et de ses enfants », elle consiste en une pétition que nous vous demandons de faire circuler et de renvoyer au président Jair Bolsonaro. Et ce, quand bien même elle porterait une unique signature. Enfin, une partie du livret de campagne est consacrée à la prière, de sorte que vous pouvez vous y référer chaque fois que vous en éprouvez le désir.

La seconde action, lancée par la FIACAT, une récolte de fonds pour les prisonniers confinés d’Afrique, s’inscrit dans le travail de longue haleine de notre organisation faîtière, et qui porte de remarquables fruits, sur la détention préventive abusive en Afrique.

Nous vous demandons aussi de vous approprier la lettre (Appel urgent européen commun aux ACAT) pour les chrétiens du Haut-Karabagh, victimes de l’arbitraire et de la violence aveugles des armes déployées lors du tout récent conflit du Caucase. Par ailleurs, en ce jour anniversaire de notre Lettre du 10 décembre 2019, nous n’avons pu nous empêcher d’aborder la situation de trop de défenseurs arbitrairement emprisonnés en Égypte [Considérez l’appel portant sur l’Égypte comme entièrement facultatif ; idem pour celui sur l’Azerbaïdjan. Nous ne saurions faire ombrage à la campagne visant le Brésil].

Faites ce que vous pouvez, prenez les interventions et campagnes comme des propositions, des amorces de votre action de chrétiens dans le monde.

Notre ACAT Info, touffu et riche, est sur le point de paraître, avec, notamment un compte-rendu de notre soirée-débat du 8 décembre, « Regards croisés sur la situation des détenu·e·s en période de pandémie Covid 19 ». Aussi je n’en dis pas plus et m’arrêterai là.

Je vous souhaite à tous un vrai Noël, avec cette année, le silence plutôt que les remix horripilants, et la chaleur de vos très proches et celle de Sa Main, plutôt que la foule des grands magasins.

Au creux du silence est Dieu.

Dans le silence sont les prisonniers, les opprimés, et nos morts, ressuscités.

A bientôt, portez-vous bien,

Votre dévouée,
Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT -actualités, action novembre 2020

Bien chers adhérents,

La date de notre AG reste fixée le 6 novembre à 17h. Comme vous le savez, la situation actuelle ne nous permettra pas de nous retrouver comme nous l’avions prévu. celle-ci se tiendra en effet via webex, c’est à dire online, et uniquement en présence du président, Luc Detavernier, de son épouse, Pasteur Isabelle Detavernier et de Michael Bougard notre trésorier, ainsi qu’un membre de l’ACAT, extérieur au conseil d’administration.

Webex offre heureusement la possibilité de prendre part aux débats et de voter en donnant procuration aux administrateurs présents.
Le lien et le protocole de participation à l’AG (comme si vous y étiez, mais sans vous déplacer) vous seront adressés ces jours prochains.

Ensemble, restons plus que jamais aux aguets des maux qui frappent la terre, et à l’écoute du monde qui semble (ce matin) sombrer.
En attendant de vous retrouver, nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne santé.

Cordialement

Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

Octobre 2020 : Vietnam, Arabie Saoudite et Espagne + Belarus

BONJOUR chers adhérents et amis,

En cette période extrêmement difficile, nous espérons que vous demeurez pleins de courage et d’espérance. Voici nos appels urgents mensuels....

Appel urgent (Janvier 2017) - CHILI

« Procès vicié » et préventive prolongée

Appel urgent (Janvier 2017) - PHILIPPINES

« Donnez-moi la peine de mort et je l’appliquerai chaque jour à cinq ou six criminels » déclarait Rodrigo Duterte en décembre. Après avoir enterré l’État de droit, il veut rétablir la peine capitale dans un pays qui l’a abolie en 2006.

Méditation pour le Vendredi Saint, le 25 mars 2016

Esaïe 52, 13 ; 53, 9
Hébreux 4 ,14 -5, 10
Evangile Selon Saint Jean 19, 17- 30

La mort de Jésus


La mort de Jésus est elle un modèle de « Bonne mort » applicable à d’autres situations ?
Jésus était conscient, en se rendant à Jérusalem, qu’il allait vers sa mort. Au cours de ses prédications, ses prises de position ont d’emblée suscité une réaction agressive de la part des autorités religieuses. Déjà en Marc 3:6, les Hérodiens et les Pharisiens cherchaient à le faire mourir. Aller à Jérusalem, c’est choisir de ne pas esquiver la menace, c’est prendre le risque de l’affrontement qui aboutira à la mort.
Pour rejoindre Jérusalem, il durcit sa face pour se mettre en route (Luc 9 : 51) : Comme les prophètes, il assume l’inéluctable. Cependant, rien n’est gagné d’avance : la tourmente extérieure qui survient l’ébranle au plus profond de lui-même.
Le jardin des Oliviers devient le jardin de l’agonie, au double sens de ce mot : « Angoisses et combats ». L’angoisse l’envahit « Mon âme est triste à en mourir » (Matthieu 26,38) et le combat intérieur fait rage. Tout son être se cabre dans un refus d’une mort violente, et il prie son Père d’écarter cette coupe.

Descendant au plus profond de lui-même, il va trouver le laborieux chemin de l’acceptation. « Mon père si il est possible que cette coupe s’éloigne de moi, pourtant, non pas comme je veux mais comme tu veux ! » (Mat 26 : 39). Cette supplication, il l’exprime à trois reprises, comme si cette humble répétition était nécessaire pour parvenir finalement au consentement. Sur la croix, Jésus pousse ce cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’a tu abandonné ? » (Mat 27 : 46). Cri abyssal : douleur physique, déréliction, sentiment d’abandon, d’injustice.
Jésus n’a plus de mot à lui, il emprunte alors ceux du Psaume 22. Il se sent abandonné de tous, même de son Père. La suite du psaume introduira un retournement positif, un élan de confiance envers Dieu : v 22 « tu m’as répondu ». Mais le Christ ne la prononce pas. Il est dès lors primordial de ne pas gommer la vigueur de ce cri désespéré et de le laisser résonner jusqu’à aujourd’hui.

Le parcours de la dernière étape de la vie est propre à chacun. Les uns l’auront imaginé, prévu, d’autre pas, surpris par sa brusque irruption. Mais la réalité souvent déjoue les prévisions et le moins préparé parfois se découvre le plus prêt.
Le parcours peut se révéler chaotique ou serein. Comme des vagues, des soubresauts d’angoisse viennent parfois entamer la sérénité. Ce dernier combat constitue une dé- maitrise progressive de ses représentations des désirs de chaque agonisant. La « bonne mort » serait la mort non pas souhaitée, mais finalement assumée ou chacun pourrait faire sienne la parole ultime de Jésus selon Jean 19 : 20 « Tout est accompli » ? En d’autres termes il s’agirait d’être en mesure de dire sereinement : « Tout est bien ainsi, on a fait ce que l’on a pu, et même s’il y a eu des erreurs, des fautes de parcours, voici venu le moment où tout se récapitule ».
Cette acceptation réaliste n’est elle pas aussi celle du bon larron comme l’a appelé la tradition (Lc 23 : 33-43) ? Crucifié à côté de Jésus, il reconnait lucidement « Nous avons ce que nos actes ont mérité » et en même temps, il reconnait aussi qui est Jésus, et s’ouvre à la crainte de Dieu. Surprenant retournement de vie en ce moment ultime qui va lui ouvrir les portes du paradis qui va faire de lui le premier saint, le seul qui aura été reconnu par Jésus.

Confession de foi


Celui qui suspendit la terre est suspendu.
Celui qui attacha les astres est attaché.
Celui qui fixa l’univers est fixé sur le bois.
Dieu est assassiné.
Dieu a revêtu l’homme,
Il a été jugé pour un condamné,
Il a été enseveli pour un enseveli.
Mais il est ressuscité des morts et il clame « Qui l’aidera contre moi ? »
Dieu a délivré le condamné, il a rendu la vie à celui qui était mort
Il a relevé l’enseveli,
Qui le contestera ?
Voici dit le Seigneur
J’ai aboli la mort, j’ai écrasé l’enfer,
J’ai élevé l’humanité jusqu’aux plus hauts cieux !
Oui le Christ est notre pardon, il est la Pâque du salut,
Il est notre lumière, notre résurrection !

Mélithon de Sardes 2 ème siècle

La médiation et la prière nous sont proposées par le Pasteur Yves Jonas.
Les illustrations sont lʼœuvre de Nizar Ali Badr (Syrie ).

  Imprimer