Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel urgent (Octobre 2016) - SRI LANKA
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT Avril 2022

Mexique : la police et la justice ont cultivé le recours à l’aveu forcé !
RDC : Celui qu’on surnommait Dodo n’avait que 22 ans !
Campagne BELARUS

« Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable ; ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance ; ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel »

(1 Co 15, 42-44)

La lettre de l’ACAT juin 2022 – action et prière, et bonnes nouvelles-

Zoom : Burundi et Togo

„Mes soupirs sont ma nourriture,
Et mes cris se répandent comme l’eau“.
Job 3:24
La lettre de l’ACAT : actualités, action Mai 2022

Bonjour à tous,

Nos pensées vont d’abord à tous ceux qui vivent les moments les plus affreux et éprouvants de leur existence, pas vraiment loin de chez nous. Que le Père, le Fils et le St Esprit se tiennent à leurs côtés et les aident à résister.

Malgré la nuit qui est descendue sur notre Europe, depuis le 24 février dernier, nous espérons que vous continuez, vous, votre bonhomme de chemin, dans la lumière de Pâques. L’ACAT continue son action puisque le 28 avril se déroulait la deuxième session de l’aventure Shadow Games. Cette fois avec la présence de la FIACAT, partie prenante et à l’origine du projet. Un succès, avec plus de 100 participants !

Il est fort probable qu’un second volet complète cette lettre de mai (en effet, à l’inverse de ce dont cette Lettre pourrait donner l’impression, il n’y a pas que des bonnes nouvelles ; il y a le pendant de ces bonnes nouvelles – par exemple en Arabie Saoudite –, et il y a la guerre (ça, pas besoin de le rappeler), ainsi que d’autres informations.

Un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent toujours. Nous avons besoin de vous. Comme tous les mois, n’hésitez pas à nous faire part de vos idées, envies, propositions…

En union de prières,

Cécile Auriol, pour l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT mars 2022 / Volet 1 – action -

+ Volet 2 (Déclaration de l’ACAT (GRU), AU supplémentaire Vietnam et plus encore ...)

La lettre de l’ACAT février 2022
Appel urgent (Octobre 2016) - SRI LANKA
« Celui qui vous fait don de l’Esprit et qui réalise des miracles parmi vous, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi, ou parce que vous écoutez le message de la foi ? »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,1-5.

Word - 41.5 ko

Intervenir avant le 05/11/2016

Dimanche 18 septembre au matin. Les parents de Raviraj Kavichandran apprennent que leur fils est mort pendant la nuit à l’hôpital. Agé de 30 ans, Raviraj a été arrêté la veille par la police.
Les policiers allèguent qu’il s’est suicidé pendant sa garde à vue : on l’a retrouvé pendu avec sa chemise. La famille de Raviraj ne croit pas à cette version. Des proches ont assisté à son arrestation et témoignent de coups et de passage à tabac par les officiers. Son frère, qui s’est rendu au poste de police, raconte avoir vu des policiers le frapper. La famille de Raviraj pense qu’il est mort des suites de traitements cruels et de tortures et que la police cherche à déguiser sa mort en suicide.
Le même jour, une foule importante se rassemble spontanément pour connaître la vérité sur le décès de Raviraj. Les manifestants dénoncent le risque de falsification du décès par la police. Face à cette réaction populaire, le siège de la police annonce dans la soirée que deux officiers en fonction la nuit de la mort de Raviraj sont suspendus pour défaut de supervision. Par ailleurs, le responsable du poste de police et un agent sont transférés dans un autre poste de police. Le premier rapport d’autopsie mentionne le suicide comme cause probable du décès. Des analyses supplémentaires sont attendues.
Face à des actes de torture ou à des décès dans les postes de police sri lankais, les enquêtes indépendantes demeurent rares. La hiérarchie policière continue de protéger les responsables à tous les niveaux. Les interférences dans les enquêtes, les dissimulations de preuves, les falsifications de rapports, les pressions et menaces, continuent à être utilisées pour protéger les tortionnaires au sein de l’institution.
Une enquête indépendante et impartiale doit être garantie pour établir les circonstances exactes du décès de Raviraj Kavichandran et déterminer les éventuelles responsabilités. Il est par ailleurs urgent que le gouvernement mette en place des réformes structurelles au sein de la police pour prévenir et réprimer le phénomène tortionnaire.
Une amélioration sans précédent des droits de l’homme.
Depuis 18 mois, le climat en matière de droits de l’homme s’est amélioré dans le pays. Le gouvernement au pouvoir a lancé des réformes constitutionnelles et promis une meilleure protection des libertés individuelles.
Le Sri Lanka a signé la Convention internationale sur les disparitions forcées en décembre 2015. Il a reconnu la compétence du Comité de l’ONU contre la torture pour recevoir des plaintes de citoyens sri lankais. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture a pu se rendre dans le pays en 2016. Plusieurs mesures législatives ont été adoptées afin de réinstaurer l’état de droit. La liberté d’expression est mieux respectée. Les médias et les sites internet ne sont plus bloqués ni censurés. Les défenseurs des droits de l’homme dialoguent directement avec le gouvernement.
...mais la pratique tortionnaire perdure
Face à cette évolution très positive, la prudence reste cependant de mise. Il n’y a toujours pas de véritables réformes, pourtant indispensables pour détruire les causes systémiques de graves violations des droits de l’homme.
Des réformes structurelles de l’institution policière, de l’armée et du système judiciaire sont urgentes, notamment pour prévenir et réprimer la pratique de la torture.
Le Rapporteur spécial des Nations unies l’a rappelé à l’issue de sa visite dans le pays en mai 2016 : la torture demeure une pratique courante au Sri Lanka. Le nombre d’allégations de torture- qui aurait diminué par rapport à la période du conflit armé- reste important. L’impunité demeure totale, tant pour les affaires passées qu’actuelles. Un certain nombre de lois toujours en vigueur encouragent le recours à la torture. Par exemple, la loi anti- terroriste qui permet de maintenir arbitrairement une personne en détention pour une période indéfinie sans aucun contrôle judiciaire. Tant que de véritables réformes ne seront pas mises en œuvre, la pratique de la torture perdurera.

  Imprimer

Répondre à cet article