Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel urgent (Octobre 2016) - ÉGYPTE
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT -actualités, action et prière janvier 2021-
La lettre de l’ACAT -actualités, actions décembre 2020-

Bonjour ami(e) de l’ACAT,

Aujourd’hui, nous, chrétiens, fêtons avec le reste du monde, la journée internationale des droits humains, dans une année vraiment pas comme les autres, en plein cœur du temps sacré de l’Avent.

Notre lettre mensuelle comporte deux (r)appels à la mobilisation, deux grandes campagnes pour célébrer ce jour et qui vont accompagner notre Avent.

L’une, préparée par un groupe de dames de l’ACAT, concerne des défenseurs de l’environnement persécutés au Brésil. « Flamme d’espoir pour le futur de notre monde et de ses enfants », elle consiste en une pétition que nous vous demandons de faire circuler et de renvoyer au président Jair Bolsonaro. Et ce, quand bien même elle porterait une unique signature. Enfin, une partie du livret de campagne est consacrée à la prière, de sorte que vous pouvez vous y référer chaque fois que vous en éprouvez le désir.

La seconde action, lancée par la FIACAT, une récolte de fonds pour les prisonniers confinés d’Afrique, s’inscrit dans le travail de longue haleine de notre organisation faîtière, et qui porte de remarquables fruits, sur la détention préventive abusive en Afrique.

Nous vous demandons aussi de vous approprier la lettre (Appel urgent européen commun aux ACAT) pour les chrétiens du Haut-Karabagh, victimes de l’arbitraire et de la violence aveugles des armes déployées lors du tout récent conflit du Caucase. Par ailleurs, en ce jour anniversaire de notre Lettre du 10 décembre 2019, nous n’avons pu nous empêcher d’aborder la situation de trop de défenseurs arbitrairement emprisonnés en Égypte [Considérez l’appel portant sur l’Égypte comme entièrement facultatif ; idem pour celui sur l’Azerbaïdjan. Nous ne saurions faire ombrage à la campagne visant le Brésil].

Faites ce que vous pouvez, prenez les interventions et campagnes comme des propositions, des amorces de votre action de chrétiens dans le monde.

Notre ACAT Info, touffu et riche, est sur le point de paraître, avec, notamment un compte-rendu de notre soirée-débat du 8 décembre, « Regards croisés sur la situation des détenu·e·s en période de pandémie Covid 19 ». Aussi je n’en dis pas plus et m’arrêterai là.

Je vous souhaite à tous un vrai Noël, avec cette année, le silence plutôt que les remix horripilants, et la chaleur de vos très proches et celle de Sa Main, plutôt que la foule des grands magasins.

Au creux du silence est Dieu.

Dans le silence sont les prisonniers, les opprimés, et nos morts, ressuscités.

A bientôt, portez-vous bien,

Votre dévouée,
Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT -actualités, action novembre 2020

Bien chers adhérents,

La date de notre AG reste fixée le 6 novembre à 17h. Comme vous le savez, la situation actuelle ne nous permettra pas de nous retrouver comme nous l’avions prévu. celle-ci se tiendra en effet via webex, c’est à dire online, et uniquement en présence du président, Luc Detavernier, de son épouse, Pasteur Isabelle Detavernier et de Michael Bougard notre trésorier, ainsi qu’un membre de l’ACAT, extérieur au conseil d’administration.

Webex offre heureusement la possibilité de prendre part aux débats et de voter en donnant procuration aux administrateurs présents.
Le lien et le protocole de participation à l’AG (comme si vous y étiez, mais sans vous déplacer) vous seront adressés ces jours prochains.

Ensemble, restons plus que jamais aux aguets des maux qui frappent la terre, et à l’écoute du monde qui semble (ce matin) sombrer.
En attendant de vous retrouver, nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne santé.

Cordialement

Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

Octobre 2020 : Vietnam, Arabie Saoudite et Espagne + Belarus

BONJOUR chers adhérents et amis,

En cette période extrêmement difficile, nous espérons que vous demeurez pleins de courage et d’espérance. Voici nos appels urgents mensuels....

Appel urgent (Janvier 2017) - CHILI

« Procès vicié » et préventive prolongée

Appel urgent (Octobre 2016) - ÉGYPTE

Un mineur de 14 ans torturé en vue d’obtenir des aveux !

L’agence de sécurité nationale égyptienne a soumis Aser Mohamed, 14 ans, à une disparition forcée de 34 jours. Le garçon affirme qu’il a été torturé et soumis à des mauvais traitements, cela afin de lui faire avouer des infractions qu’il n’a pas commises. Il risque un procès inique fondé sur des aveux obtenus sous la torture.

“ Il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous.”

Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,1-8

Word - 28.9 ko

Intervenir avant le 05/11/2016

Le 12 janvier au petit matin, des membres de l’Agence de sécurité nationale ont arrêté Aser Mohamed à son domicile familial, situé au Caire. Les agents, qui n’ont présenté ni mandat d’arrêt ni autorisation de perquisition, ont indiqué qu’ils souhaitaient emmener Aser pour l’interroger brièvement. Ils ont refusé de révéler l’endroit où ils l’emmenaient. Pendant les 34 jours qui ont suivi, les autorités ont nié détenir Aser Mohamed chaque fois que sa famille et ses avocats ont tenté de se renseigner auprès de prisons, de postes de police et du bureau du procureur. Le 15 février, Aser a comparu devant le service du procureur général de la sûreté de l’État, au Nouveau Caire, et a été interrogé en l’absence de son avocat. Il n’a été autorisé à appeler sa famille et son avocat qu’après son interrogatoire.
Aser Mohamed fait l‘objet de poursuites pour plusieurs accusations. On lui reproche d’appartenir à la confrérie interdite des Frères musulmans et d’avoir commis un attentat contre un hôtel. Les charges retenues contre lui sont basées sur ses aveux arrachés sous la torture par l’Agence de sécurité nationale au cours de ses 34 jours de détention illégale. Aser Mohamed a déclaré au procureur qu’il avait subi des actes de torture destinés à le contraindre à avouer ces infractions et qu’il a notamment reçu des décharges électriques et été suspendu par les membres pendant de longues heures. Cependant, le procureur n’a pas ouvert d’enquête sur ces allégations de torture et de disparition forcée. Aser Mohamed affirme que le procureur a menacé de le renvoyer à l’Agence de sécurité nationale pour être à nouveau torturé s’il maintenait ses déclarations. Le procureur a ensuite ordonné le placement d’Aser Mohamed en détention provisoire, contrevenant ainsi aux lois égyptiennes qui interdisent la détention provisoire pour les mineurs de moins de 15 ans. Aser Mohamed a été renvoyé devant le tribunal en août. Le tribunal a bien tenu la première audience le 6 août mais a ensuite repoussé l’audience suivante au 15 août, puis au 8 octobre. Aser est actuellement détenu au poste de police de Talbeya, à Guizeh, dans des conditions inhumaines. Il partage une cellule de 4x6 mètres avec 12 détenus et n’est pas autorisé à en sortir. Sa famille n’a pas pu lui rendre visite depuis le 2 août.
Le Ministère de l’Intérieur recourt aux disparitions forcées pour balayer la dissidence pacifique. Depuis début 2015, des centaines d’Égyptiens, dont des mineurs, ont « disparu » aux mains de l’État. Le bureau du procureur égyptien se rend complice de ces violations et s’abstient souvent de traduire les responsables présumés en justice. Avant Aser, en mai 2015, Islam Khalil avait été enlevé à son domicile. Son sort avait été tenu secret pendant 122 jours.
Islam Khalil et Aser Mohamed vont être jugés sur la base d’« aveux » obtenus sous la torture. S’ils sont déclarés coupables, Khalil risque la peine de mort, et Aser jusqu’à 15 ans d’emprisonnement.

Faire taire les voix dissidentes

La répression gouvernementale, visant à anéantir les voix dissidentes, s’abat sur la société civile égyptienne avec violence. Au cours de l’été 2016, ce sont 37 ONG de droits de l’homme qui ont vu leurs avoirs gelés.

Malek Adly, un juriste du Centre Égyptien Économique et Social (ECESR), cofondateur du Front de Défense des manifestants égyptiens (FDEP), est arrêté en avril pour avoir critiqué le transfert de souveraineté de deux îles de la Mer Rouge (Tiran et Sanafir) à l’Arabie Saoudite. Il est d’abord longuement frappé avec des armes à feu, avant d’être questionné pendant 4 heures d’affilée. M. Adly sera détenu à l’isolement dans une cellule obscure minuscule, non ventilée et dépourvue de literie pendant au moins 90 jours. Souffrant de rhumatismes et de pression artérielle excessive, il n’a eu accès à aucun soin médical.

  Imprimer

Répondre à cet article