Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT -actualités, action et prière mars 2021-

Cher ami, chère amie,

L’ACAT résiste et ne se taira pas.

Aussi nous avons l’honneur de vous adresser notre Lettre de l’ACAT du mois de mars 2021 avec nos appels urgents.

L’ACAT s’empare ce mois-ci de la répression au Belarus et de l’oppression totale des Ouïgoures, aux marches de l’Empire du milieu. Les témoignages de tortures, viols et autres mauvais traitements se multiplient aujourd’hui. Ils sont accablants et nous troublent profondément. Nos sœurs luxembourgeoise et suisse sont passées à l’action : elles ont choisi ce thème comme support de la campagne de Vendredi saint cette année.
Nous vous proposons de vous y associer en souscrivant aux deux pétitions reprises par l’ACAT Belgique (pour gagner en envergure et une ampleur européenne).

Vous pouvez renvoyer les pétitions, même si celles-ci ne comportent qu’une seule signature - la vôtre-. Cependant, veillez à les adresser (scannées dans le cas de documents bien remplis) directement à MM. Xi Jin Ping et Borrell avant le 15 avril. – Exceptionnellement pas de copie à l’ambassade de Chine à Bruxelles.

Nous vous rappelons notre livret de Carême 2021, rassemblant des méditations composées par des personnes appartenant à des confessions chrétiennes diverses. Ces textes sont publiés sur le site Facebook au fur et à mesure de la progression dans le Carême.

Prenez soin de vous, tenez bon et sans hésiter, exprimez-vous, manifestez vos préoccupations et suggestions sur le mail de l’acat.

Fraternellement nous restons à votre entière disposition, au nom de tous les administrateurs,

Cécile Auriol

ACAT- Belgique

La lettre de l’ACAT -actualités, action et prière Février 2021-

Bonjour cher ami(e),

La pandémie qui dure a placé la souffrance de nos frères et sœurs sous le feu des projecteurs.
Elle a mis à nu notre immense vulnérabilité et nous force à l’humilité.

Plus que jamais, nous sommes, nous chrétiens, appelés à nous unir pour la regarder en face –ne plus détourner nos regards –et à agir.
Aller vers la souffrance des plus fragiles et de tous ceux qui sont enfermés ou opprimés, nous amène à partager cette souffrance. Telle est l’injonction du Christ ; telle est notre responsabilité.
Puisse le Seigneur distribuer sa grâce et sauver notre monde et nos églises de la division, qui partout menace, et nous seconder dans l’accomplissement de notre responsabilité.

Bref, nous avons l’honneur de vous transmettre notre courrier de l’ACAT de ce mois de février 2021 et voici enfin nos appels urgents.

Nous vous souhaitons une excellente entrée en Carême, qui commence fort tard cette année mais à laquelle vous pouvez dorénavant songer, puisque notre livret de Carême 2021, né de plumes parfois inédites, et en tous cas, issues de différentes confessions chrétiennes, pourront accompagner vos méditations ou prières au cours de cette période. Ces textes seront publiés sur le site Facebook au fur et à mesure de la progression dans le Carême.

Prenez soin de vous, tenez, bon et sans hésiter, exprimez-vous, manifestez vos préoccupations et suggestions sur le mail de l’acat.belgique@gmail.com.
Fraternellement vous salue, au nom de tous les administrateurs,

Cécile Auriol.
ACAT- Belgique

La lettre de l’ACAT -actualités, action et prière janvier 2021-
La lettre de l’ACAT -actualités, actions décembre 2020-

Bonjour ami(e) de l’ACAT,

Aujourd’hui, nous, chrétiens, fêtons avec le reste du monde, la journée internationale des droits humains, dans une année vraiment pas comme les autres, en plein cœur du temps sacré de l’Avent.

Notre lettre mensuelle comporte deux (r)appels à la mobilisation, deux grandes campagnes pour célébrer ce jour et qui vont accompagner notre Avent.

L’une, préparée par un groupe de dames de l’ACAT, concerne des défenseurs de l’environnement persécutés au Brésil. « Flamme d’espoir pour le futur de notre monde et de ses enfants », elle consiste en une pétition que nous vous demandons de faire circuler et de renvoyer au président Jair Bolsonaro. Et ce, quand bien même elle porterait une unique signature. Enfin, une partie du livret de campagne est consacrée à la prière, de sorte que vous pouvez vous y référer chaque fois que vous en éprouvez le désir.

La seconde action, lancée par la FIACAT, une récolte de fonds pour les prisonniers confinés d’Afrique, s’inscrit dans le travail de longue haleine de notre organisation faîtière, et qui porte de remarquables fruits, sur la détention préventive abusive en Afrique.

Nous vous demandons aussi de vous approprier la lettre (Appel urgent européen commun aux ACAT) pour les chrétiens du Haut-Karabagh, victimes de l’arbitraire et de la violence aveugles des armes déployées lors du tout récent conflit du Caucase. Par ailleurs, en ce jour anniversaire de notre Lettre du 10 décembre 2019, nous n’avons pu nous empêcher d’aborder la situation de trop de défenseurs arbitrairement emprisonnés en Égypte [Considérez l’appel portant sur l’Égypte comme entièrement facultatif ; idem pour celui sur l’Azerbaïdjan. Nous ne saurions faire ombrage à la campagne visant le Brésil].

Faites ce que vous pouvez, prenez les interventions et campagnes comme des propositions, des amorces de votre action de chrétiens dans le monde.

Notre ACAT Info, touffu et riche, est sur le point de paraître, avec, notamment un compte-rendu de notre soirée-débat du 8 décembre, « Regards croisés sur la situation des détenu·e·s en période de pandémie Covid 19 ». Aussi je n’en dis pas plus et m’arrêterai là.

Je vous souhaite à tous un vrai Noël, avec cette année, le silence plutôt que les remix horripilants, et la chaleur de vos très proches et celle de Sa Main, plutôt que la foule des grands magasins.

Au creux du silence est Dieu.

Dans le silence sont les prisonniers, les opprimés, et nos morts, ressuscités.

A bientôt, portez-vous bien,

Votre dévouée,
Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT -actualités, action novembre 2020

Bien chers adhérents,

La date de notre AG reste fixée le 6 novembre à 17h. Comme vous le savez, la situation actuelle ne nous permettra pas de nous retrouver comme nous l’avions prévu. celle-ci se tiendra en effet via webex, c’est à dire online, et uniquement en présence du président, Luc Detavernier, de son épouse, Pasteur Isabelle Detavernier et de Michael Bougard notre trésorier, ainsi qu’un membre de l’ACAT, extérieur au conseil d’administration.

Webex offre heureusement la possibilité de prendre part aux débats et de voter en donnant procuration aux administrateurs présents.
Le lien et le protocole de participation à l’AG (comme si vous y étiez, mais sans vous déplacer) vous seront adressés ces jours prochains.

Ensemble, restons plus que jamais aux aguets des maux qui frappent la terre, et à l’écoute du monde qui semble (ce matin) sombrer.
En attendant de vous retrouver, nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne santé.

Cordialement

Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

Appel urgent (Novembre 2016) - VENEZUELA

La Cour martiale pour une vidéo !

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-38)

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Intervenir avant le 07/12/2016

Pour une vidéo, Marco Trejo, James Mathison et Cesar Cuellar ont été arrêtés le 20 septembre ; Andrés Moreno Febres- Cordero, le 22 septembre. Tous quatre sont toujours en détention dans l’« Hélicoïde », siège du service bolivarien de renseignements (SEBIN), à Caracas. Leur affaire a été portée devant les tribunaux militaires : ils sont accusés de crimes au titre du Code organique de la justice militaire, notamment de manque de respect envers une sentinelle, le drapeau et les forces armées (crimes contre le devoir et l’honneur militaire).
La vidéo a été partagée le 16 septembre via le compte Twitter du parti d’opposition Primero Justicia (Justice d’abord). Dans le film, un soldat se prépare à réprimer une manifestation d’opposants au régime. Sa fille lui envoie un message pour lui dire qu’il n’y a plus de médicaments à la maison et qu’elle sort acheter à manger. Elle termine par ces mots : « Papa, n’oublie pas que les gens qu’ils t’envoient réprimer aujourd’hui vivent les mêmes difficultés que nous. Personne ne peut supporter cette [situation], tu le sais. » Primero Justicia, qui fait partie de la coalition Table de l’Unité Démocratique (MUD, Mesa de Unidad Democrática ) préconise un referendum révocatoire du président Nicolás Maduro. Ces dernières années, comme en 2014, de nombreuses personnes ont été arrêtées violemment pour avoir manifesté. Elles ont été traduites en justice devant des tribunaux miliaires. En 2009, la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a condamné le Venezuela pour avoir violé la liberté d’expression. La CIDH l’a sommé de limiter la compétence des tribunaux militaires aux soldats en service actif ainsi qu’aux crimes commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Genèse d’un naufrage

Les tensions ont monté d’un cran depuis que le gouvernement a déclaré l’état d’urgence le 13 mai 2016, en garantissant des pouvoirs discrétionnaires accrus à l’exécutif. Puis, le 20 octobre, il a bloqué la campagne de l’opposition en faveur d’un referendum visant la révocation de M. Maduro. La militarisation de l’ordre public se traduit par des opérations de sécurité, comme l’” Operación Liberación y Protección del Pueblo ” (OLP), lancée en juillet 2015, ou par le recours aux exécutions et assassinats extrajudiciaires.
Le 26 octobre 2016, des partisans de la procédure de révocation du président ont été agressés par la police et les groupes pro-gouvernementaux armés : des dizaines de blessés, 97 personnes arrêtées. La vague de protestations, active de février à juin 2014, avait causé la mort de 43 personnes et laissé 878 blessés sur le pavé. Le Comité contre la Torture a dit ses préoccupations face aux actes de torture et de mauvais traitements infligés aux manifestants appréhendés : des volées de coups aux chocs électriques, en passant par les brûlures, les asphyxies, les menaces et agressions sexuelles. Les femmes sont particulièrement exposées à la répression.
* * *
En amont de l’examen universel du Venezuela par les Nations unies, un rapport conjoint de l’OMCT et de l’ONG COFAVIC (pour la promotion et la protection des droits humains) met en lumière la militarisation actuelle des méthodes de maintien de l’ordre. Cette militarisation se manifeste dans les opérations de sécurité comme l’OLP ou la promulgation de décrets. Ainsi, la résolution n o 8610 autorise l’utilisation d’armes létales pour contrôler les manifestations. L’augmentation des exécutions extrajudiciaires (comme le massacre en mars de 17 mineurs de Tumeremo dans l’état de Bolivar) et des arrestations arbitraires illustrent également cette tendance. Enfin, l’absence de condamnation de 29 agents responsables de torture et de 513 auteurs de mauvais traitements envers les manifestants montre clairement la dérive totalitaire du pays.
(OMCT ; Amnesty)
Les conséquences de la dépréciation du cours du brut (pénurie d’aliments et de médicaments, taux d’inflation de 475% en 2016), sont désastreuses pour la population du Venezuela. Le gouvernement vénézuélien nie l’ampleur des pénuries qui frappent le pays. Il accuse aujourd’hui l’opposition politique, le secteur privé et les puissances étrangères d’être à l’origine d’une « guerre économique ». Ce naufrage se double d’une profonde crise des droits de l’homme. La répression est intense. Le chavisme a peu à peu transformé l’armée en corps politique chargé de défendre la position officielle de l’exécutif. Le ministre de la défense, Padrino López, a d’ailleurs déclaré que l’arbitre de ce conflit est militaire. Une telle dérive est extrêmement inquiétante.

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