Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel urgent (Fevrier 2016) - Guatemala
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT -actualités, action – Juillet 2021

Chers tous,

A l’ACAT, cet été, « [nous irons] avec cette force que [nous avons] » (Juges 6:14, motto de la Nuit des Veilleurs 2021). Certainement, nous ne baisserons pas la garde à la faveur de l’été et nous ne nous laisserons pas endormir par les bons mots qui, ces jours-ci, fusent de toute part, alors que déjà se pointent de gros nuages sombres. En effet, nous n’en avons pas fini avec la souffrance, la violence, les incendies, la pandémie et ses conséquences, et encore moins avec la pratique de la torture. Combattre ces fléaux demande force et persévérance.

C’est pourquoi nous espérons que vous commencerez cet été en excellente santé. Au sommaire de notre lettre mensuelle :

· nos appels mensuels avec des nouvelles de l’appel urgent européen, qui concernait la dérive martiale en Colombie ;

· les actualités de la FIACAT et de l’ACAT avec ici, le rapport CAT déposé par notre coalition d’organisations de la société civile, soumis à examen à partir du 12 juillet et là, le rapport EPU examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies,–avec le lien vers une chronique RCF.

Assurément l’action de l’ACAT est rendue possible par les bons offices de l’Esprit saint, mais aussi grâce à votre fidèle soutien. Ainsi, portez-vous bien, si possible dans la joie. Profitez bien de vos frères et sœurs, et de la profusion de l’été, mais gardez quand même une certaine prudence !

Cordialement, et merci à ceux qui nous soutiennent !

Cécile Auriol (ACAT- Belgique)

La lettre de l’ACAT -actualités, action juin 2021– Pentecôte et lendemains
Actualité sur Germain Rukuki
La lettre de l’ACAT -actualités, action Mai 2021– Pâques et lendemains de Pâques, temps pascal
La lettre de l’ACAT -actualités, action – Pâques 2021

Fête de la Résurrection, vénération de la Sainte Croix …

Appel urgent (Fevrier 2016) - Guatemala

L’économie du Guatemala est basée sur les industries extractives des ressources minières et agricoles. Cette exploitation intensive s’effectue bien souvent sans considération pour les populations indigènes, dont les droits sont bafoués et les défenseurs sans cesse intimidés. Une situation explosive qui constitue le terreau d’une véritable crise des droits humains....

Word - 56 ko

Intervenir avant le 09/03/2016

Corruption/ Intimidations/ Violences

L’avocat Rafael Maldonado, actif dans plusieurs litiges environnementaux et fonciers opposant communautés (rurales ou indigènes) et multinationales, est victime de pressions féroces.
La Minera San Rafael exploite la mine éponyme, dont les déchets polluent les cours d’eau alentour. Son gestionnaire de la sécurité, Alberto Rotondo, a grièvement blessé en avril 2013, des membres du Comité de défense de la vie et de la paix de San Rafael. Des altercations ont éclaté, et l’état de siège dans trois municipalités a été déclaré, c’est-à-dire la militarisation de la région et la suspension des libertés et droits fondamentaux. Dans le même temps, les dirigeants de la communauté sont peu à peu devenus la cible de raids et de poursuites pénales.
Des enquêtes pour corruption dans des projets environnementaux vont dès lors dominer l’actualité. La communauté indigène se dresse contre projets miniers et énergétiques, et les leaders communautaires, souvent criminalisés, se retrouvent au cœur de la répression émanant de l’Etat ou des forces de sécurité des entreprises.
Le 11 mai 2015, Rafael Maldonado reçoit des menaces de mort, libellées en ces termes : "Vous paierez ce que vous faites contre l’exploitation minière et serez tué ". Immédiatement, l’auteure en est démasquée : Carlota Morales, la soeur de M. Rotondo, placé en résidence surveillée. Le 30 Juillet, juste avant l’audience de l’affaire, des coups de feus sont tirés en face du cabinet de Rafael Maldonado, qui dépose une plainte auprès du ministère public, sollicitant en vain des mesures pour sa sécurité personnelle.

Diffamation de défenseurs

Les directeurs du centre d’action juridique sociale et environnementale du Guatemala (CALAS) et de la Commission internationale de juristes d’Amérique centrale, Rafael Maldonado Flores et Ramón Cadena Ramila, ainsi que Miguel Morth, consultant des droits de l’homme, « constitueraient un groupe qui répond à la notion de crime organisé ». Ricardo Mendez Ruiz, président de la Fondation contre le terrorisme a porté plainte contre eux. Or cette accusation rejoint d’autres allégations spécieuses de la Fondation, coutumière du dénigrement et du harcèlement des professionnels des droits de l’homme.
Pourtant, le 27 août 2013, le médiateur des droits de l’homme guatémaltèque avait exhorté M. Mendez à cesser d’incriminer le travail légitime des défenseurs. Le 28 janvier 2015, la Cour constitutionnelle a officiellement approuvé cette instance.

Autour de l’affaire de la rivière La Pasión

En septembre 2015, Maitre Maldonado représente les plaignants qui poursuivent REPSA ( Reforestadora de Palma de Petén ) dans l’affaire de pollution de la rivière La Pasión. REPSA, qui produit et extrait de l’huile de palme, serait responsable d’un écocide (extinction des poissons, coloration de l’eau en rouge et apparition de maladies dermatologiques chez les indigènes tributaires du cours d’eau). Les confrontations dégénèrent le 18 septembre après la séquestration de trois activistes et l‘assassinat de Rigoberto Lima Choc, un instituteur de 28 ans qui a dirigé la croisade contre REPSA. L’avocat est directement incriminé pour ce meurtre par les dirigeants de la société. Le 30 novembre, il reçoit un « post » disant « ses jours comptés », en réponse à un commentaire concernant l’évasion, trois jours auparavant, d’Alberto Rotondo.

Le climat, qui tient en partie à l’incurie de l’Etat, dans lequel les défenseurs guatémaltèques exercent leur mandat se détériore. Le gouvernement se distingue par son inaction. Dans ce contexte, l’OMCT dénombre 337 agressions, dont 9 homicides contre des défenseurs dans les 6 premiers mois de 2015.

Partie au PIDCP, le pays a ratifié la Convention contre la Torture en 1987, l’OPCAT en 2006.

  Imprimer