Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel urgent Février 2015/1 - Colombie
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT Avril 2022

Mexique : la police et la justice ont cultivé le recours à l’aveu forcé !
RDC : Celui qu’on surnommait Dodo n’avait que 22 ans !
Campagne BELARUS

« Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable ; ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance ; ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel »

(1 Co 15, 42-44)

La lettre de l’ACAT juin 2022 – action et prière, et bonnes nouvelles-

Zoom : Burundi et Togo

„Mes soupirs sont ma nourriture,
Et mes cris se répandent comme l’eau“.
Job 3:24
La lettre de l’ACAT : actualités, action Mai 2022

Bonjour à tous,

Nos pensées vont d’abord à tous ceux qui vivent les moments les plus affreux et éprouvants de leur existence, pas vraiment loin de chez nous. Que le Père, le Fils et le St Esprit se tiennent à leurs côtés et les aident à résister.

Malgré la nuit qui est descendue sur notre Europe, depuis le 24 février dernier, nous espérons que vous continuez, vous, votre bonhomme de chemin, dans la lumière de Pâques. L’ACAT continue son action puisque le 28 avril se déroulait la deuxième session de l’aventure Shadow Games. Cette fois avec la présence de la FIACAT, partie prenante et à l’origine du projet. Un succès, avec plus de 100 participants !

Il est fort probable qu’un second volet complète cette lettre de mai (en effet, à l’inverse de ce dont cette Lettre pourrait donner l’impression, il n’y a pas que des bonnes nouvelles ; il y a le pendant de ces bonnes nouvelles – par exemple en Arabie Saoudite –, et il y a la guerre (ça, pas besoin de le rappeler), ainsi que d’autres informations.

Un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent toujours. Nous avons besoin de vous. Comme tous les mois, n’hésitez pas à nous faire part de vos idées, envies, propositions…

En union de prières,

Cécile Auriol, pour l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT mars 2022 / Volet 1 – action -

+ Volet 2 (Déclaration de l’ACAT (GRU), AU supplémentaire Vietnam et plus encore ...)

La lettre de l’ACAT février 2022
Appel urgent Février 2015/1 - Colombie

Transferts et tortures arbitraires, plainte expédiée, solitude

Intervenir avant le 30/ 02/2015

36 ans, deux fillettes à charge : à Bogotà deux emplois ne suffisent pas pour vivre. Alexandra María Jímenez Parra se laisse convaincre d’enlever des passagers en taxi pour les dépouiller. Arrêtée, elle est condamnée en 2008 à 13 ans et 3 mois d’emprisonnement. Le 7 avril 2008, à la prison El Buen Pastor de Bogotá, elle est mise à l’isolement après une altercation avec un gardien. Le soir, le gardien entre dans la cellule alors qu’elle est aux toilettes. Il la menotte, la frappe avec sa matraque, ses pieds, ses poings, l’agrippe par les cheveux pour l’enfermer presque nue dans le local à ordures, infesté de rats. Lorsqu’Alexandra sort du cachot, le lendemain après-midi, elle souffre d’une hémorragie génitale.

Alexandra porte plainte. Elle est alors transférée plusieurs fois, sans information préalable, pour aboutir en 2011 à Jamundí, à `plus de 500kms de Bogotà. Le 16 octobre 2013, elle est placée à l’isolement prolongé. Désespérée, elle entame une grève de la faim et se coud la bouche. Des interventions de l’ACAT ont permis son transfert à Medellín, prison moins dure, mais toujours éloignée de Bogotà. Trop pauvre pour entreprendre de longs trajets, sa famille a dû attendre 4 ans pour revoir Alexandra. Sa situation est révélatrice d’infractions graves de l’administration pénitentiaire.

La Cour constitutionnelle colombienne a rendu plusieurs arrêts en faveur de la proximité des détenus avec leur famille, de l’information préalable et justifiée des transferts, ainsi que de la limitation stricte du recours à l’isolement.

Le sort de la plainte d’Alexandra est tristement habituel. Elle n’a été examinée par un médecin que deux jours après l’agression ; l’institution pénitentiaire a rapidement classé son dossier ; l’organe de contrôle des droits fondamentaux n’a pas supervisé l’enquête ; le gardien incriminé n’a été pas été sanctionné. Enfin, les services du procureur n’ont que très récemment ouvert l’enquête pour tortures. Alexandra, traumatisée, a tenté de se suicider à plusieurs reprises. Reconnue patiente psychiatrique, elle ne suit toujours pas de thérapie.

Selon l’ONU, seuls des fonctionnaires féminins doivent assurer la surveillance des détenues. Dans les prisons, les rapports de force et l’environnement clos favorisent les pires abus. En Colombie, on bafoue les droits des détenus en matière de santé. Ceux-ci n’ont que rarement accès au personnel de santé et aux soins. Tant et si bien que 336 détenus sont morts en 4 ans, notamment pour négligence médicale ou suicide.

Usage de la terreur

Blanca Nubia Díaz est une dame wayuú. La violence qui frappe la région de La Guajira (département au nord-ouest) a ravagé son existence .En mai 2001, un an après le meurtre de son mari, sa fille Irina del Carmen Villero Díaz a été torturée, violée et exécutée par des paramilitaires. En juin 2014, son autre fille a été violée Le 3 janvier 2015, ignorant que les deux femmes avaient déménagé, deux hommes ont forcé l’entrée de leur maison de la Ríohacha pour s’emparer de sa fille, Ils ont menacé les nouveaux occupants. En 2014, le frère de Mme Nubia Díaz a reçu des appels menaçant l’un de ses fils.

Depuis plus de 13 ans, Blanca réclame justice pour sa fille Irina. Elle milite pour les droits des femmes au sein du MOVICE (Mouvement national des victimes de crimes d’État), plateforme qui regroupe quelque 300 organisations de la société civile. Elle doit souvent quitter la région pour sa sécurité.

Toutes les parties à ce conflit tenace (guérillas communistes, paramilitaires, armée régulière et trafiquants de drogue), foulent aux pieds les droits de l’homme.
La loi « Justice et paix » de juillet 2005 visait la réinsertion sans heurts des paramilitaires, en échange de peines allégées. Dans la réalité´, les factions recourent toujours à des stratégies pour s’accaparer les terres et perpétrer des exactions. Le dialogue de paix initié avec les FARC-EP fin 2012 pourrait aboutir en 2015. Une paix durable est cependant inatteignable tant que justice ne sera pas rendue.

(Source ACAT-France)

  Imprimer

Documents joints