Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel urgent Avril 2015/1 - Bahrein
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT -actualités, action et prière janvier 2021-
La lettre de l’ACAT -actualités, actions décembre 2020-

Bonjour ami(e) de l’ACAT,

Aujourd’hui, nous, chrétiens, fêtons avec le reste du monde, la journée internationale des droits humains, dans une année vraiment pas comme les autres, en plein cœur du temps sacré de l’Avent.

Notre lettre mensuelle comporte deux (r)appels à la mobilisation, deux grandes campagnes pour célébrer ce jour et qui vont accompagner notre Avent.

L’une, préparée par un groupe de dames de l’ACAT, concerne des défenseurs de l’environnement persécutés au Brésil. « Flamme d’espoir pour le futur de notre monde et de ses enfants », elle consiste en une pétition que nous vous demandons de faire circuler et de renvoyer au président Jair Bolsonaro. Et ce, quand bien même elle porterait une unique signature. Enfin, une partie du livret de campagne est consacrée à la prière, de sorte que vous pouvez vous y référer chaque fois que vous en éprouvez le désir.

La seconde action, lancée par la FIACAT, une récolte de fonds pour les prisonniers confinés d’Afrique, s’inscrit dans le travail de longue haleine de notre organisation faîtière, et qui porte de remarquables fruits, sur la détention préventive abusive en Afrique.

Nous vous demandons aussi de vous approprier la lettre (Appel urgent européen commun aux ACAT) pour les chrétiens du Haut-Karabagh, victimes de l’arbitraire et de la violence aveugles des armes déployées lors du tout récent conflit du Caucase. Par ailleurs, en ce jour anniversaire de notre Lettre du 10 décembre 2019, nous n’avons pu nous empêcher d’aborder la situation de trop de défenseurs arbitrairement emprisonnés en Égypte [Considérez l’appel portant sur l’Égypte comme entièrement facultatif ; idem pour celui sur l’Azerbaïdjan. Nous ne saurions faire ombrage à la campagne visant le Brésil].

Faites ce que vous pouvez, prenez les interventions et campagnes comme des propositions, des amorces de votre action de chrétiens dans le monde.

Notre ACAT Info, touffu et riche, est sur le point de paraître, avec, notamment un compte-rendu de notre soirée-débat du 8 décembre, « Regards croisés sur la situation des détenu·e·s en période de pandémie Covid 19 ». Aussi je n’en dis pas plus et m’arrêterai là.

Je vous souhaite à tous un vrai Noël, avec cette année, le silence plutôt que les remix horripilants, et la chaleur de vos très proches et celle de Sa Main, plutôt que la foule des grands magasins.

Au creux du silence est Dieu.

Dans le silence sont les prisonniers, les opprimés, et nos morts, ressuscités.

A bientôt, portez-vous bien,

Votre dévouée,
Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT -actualités, action novembre 2020

Bien chers adhérents,

La date de notre AG reste fixée le 6 novembre à 17h. Comme vous le savez, la situation actuelle ne nous permettra pas de nous retrouver comme nous l’avions prévu. celle-ci se tiendra en effet via webex, c’est à dire online, et uniquement en présence du président, Luc Detavernier, de son épouse, Pasteur Isabelle Detavernier et de Michael Bougard notre trésorier, ainsi qu’un membre de l’ACAT, extérieur au conseil d’administration.

Webex offre heureusement la possibilité de prendre part aux débats et de voter en donnant procuration aux administrateurs présents.
Le lien et le protocole de participation à l’AG (comme si vous y étiez, mais sans vous déplacer) vous seront adressés ces jours prochains.

Ensemble, restons plus que jamais aux aguets des maux qui frappent la terre, et à l’écoute du monde qui semble (ce matin) sombrer.
En attendant de vous retrouver, nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne santé.

Cordialement

Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

Octobre 2020 : Vietnam, Arabie Saoudite et Espagne + Belarus

BONJOUR chers adhérents et amis,

En cette période extrêmement difficile, nous espérons que vous demeurez pleins de courage et d’espérance. Voici nos appels urgents mensuels....

Appel urgent (Janvier 2017) - CHILI

« Procès vicié » et préventive prolongée

Appel urgent Avril 2015/1 - Bahrein

Recul des droits de lʼhomme

Intervenir avant le 9 mai 2015

Le 22 mars, la Haute Cour criminelle de Manama a condamné à mort Salam Julas et Suzan Badsha, tous deux âgés de 29 ans, inculpés en avril 2013 pour le meurtre avec préméditation dʼun compatriote, Taher Antez. Son cadavre avait été découvert à lʼintérieur dʼune valise placée près dʼun container à ordures. Selon les médias locaux, un litige concernant des gains liés à la prostitution et au séjour illégal est à lʼorigine cet homicide. Les deux hommes, qui ont reconnu leur crime devant le ministère public, ont le droit de faire appel.

Bahreïn nʼa que peu appliqué la peine de mort au cours des dernières années. Cependant, depuis 2011, une dizaine de personnes a été condamnée à la peine capitale. Certaines y ont échappé en appel.

Des prisonniers dʼopinion torturés

Le 17 Mars 2011, il y tout juste 4 ans, des agents de la sécurité publique du Bahreïn arrachaient plusieurs militants dʼopposition à leur foyers, et les maintenaient au secret durant plusieurs semaines. Parmi eux, 13 dissidents, accusés dʼavoir « établi des groupes terroristes dans le but de renverser la monarchie et dʼaltérer la constitution » ont écopé, après des parodies de procès, de sentences allant de 5 ans à la perpétuité pour sept dʼentre eux. En réalité, pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

Ali al-ʻEkri, un médecin, et Mahdi ʻIssa Mahdi Abu Dheeb, dirigeant de lʼassociation des enseignants du Bahreïn, ont rapporté devant la cour avoir subi des tortures infligées durant leurs interrogatoires par des officiers de lʼagence de sécurité (NSA). Ils racontent avoir subi des passages à tabac, été contraints de demeurer debout de longues périodes et menacés de viol. A ce jour, les institutions, comme la Commission indépendante des détenus, établie par décret royal en 2012, supposées faire la lumière sur de telles dérives, nʼont toujours rien entrepris concernant ces allégations. Certains des détenus de la prison centrale de Jaw (Manama), dont M. Abu Dheeb, ont souligné lʼabsence de traitement médical, ainsi que la détérioration de leur état de santé pour défaut de soins après les différentes séances de torture.

M. Hussain Jawad, président de lʼorganisation européenne Bahreïni des droits humains (EBOHR), jugé le 17 Mars, pour “collecte illégale de fonds", a signé des confessions forcées sous la torture et les menaces de la Direction des enquêtes Criminelles (CID).

Président du Centre bahreïni des droits de lʼhomme, membre du Comité consultatif de Human Rights Watch, Nabeel Rajab a été condamné à 6 mois de détention fin janvier pour “outrage aux institutions publiques et à lʼarmée via twitter”. Le 15 mars, la cour dʼappel bahreïnie a différé d’un mois le verdict concernant son appel. Si tout déplacement à lʼétranger lui reste interdit, il dénonce des conditions cruelles pour les personnes incarcérées à Jaw : le pénitencier accueille 1608 personnes au sein dʼune infrastructure prévue pour 1201 détenus.
Alors qu’ils entendent les voix de leurs confrères torturés, forcés à s’insulter eux-mêmes ainsi que leurs familles, les militants politiques sont impuissants. Dʼailleurs, M. Rajab qualifie de "crime contre humanité" les événements du 10 mars.

JPEG - 72.6 ko
La prison de Jaw

Prison de Jaw, 10 mars…

Ce jour-là, les forces de sécurité ont réprimé plus de 100 détenus de la prison, avec des balles en caoutchouc et de plomb, du gaz lacrymogène, bref, une force disproportionnée. Plusieurs détenus auraient été blessés lors de la mutinerie. Une altercation avait éclaté entre la famille dʼun prisonnier, auquel le droit de visite a été refusé, et des gardiens. Des prisonniers se sont insurgés, en entendant la confrontation. En représailles, les gardiens ont ordonné le transfert dʼune douzaine de détenus dans une autre section de la prison, dont celui de Naji Fateel. Ce dernier, qui purge actuellement 15 ans de prison, est le co-fondateur de la Bahrain Youth Society for Human Rights (BYSHR). Il révélait sur la « toile » les violations commises durant le mouvement de contestation. En dépit de plusieurs tentatives pour établir le contact avec lui, sa famille nʼa pas reçu la moindre information sur son état. Sa disparition inquiète.

En 2011, le prince Nasser Ahmad Al Khalifa aurait personnellement torturé des opposants dans le cadre de la répression du soulèvement populaire baptisé Printemps de la Perle (cf. AU67-07/14). Le 29 août, lʼenquête préliminaire du Parquet de Paris autorisée par la présence en France du Prince, justifiant la compétence française, était suspendue sans suite, après une note du Service du Protocole du ministère des Affaires étrangères. Lʼimmunité lui était octroyée. En revanche, la Haute Cour de Londres, saisie en vertu de la procédure dʼappel « judicial review », a estimé que le Prince ne pouvait bénéficier de lʼimmunité, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires au Royaume Uni.

  Imprimer

Documents joints