Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appel urgent (Janvier 2017) - CHILI
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT octobre 2021

Chers amis,

Ce mois-ci nous vous proposons une sélection sui generis, qui constitue le fil rouge des préoccupations de notre ACAT.
A la Une, la Journée mondiale contre la peine de mort, dans 4 jours exactement. ( Ce qui implique que vous recevrez encore un mail de nous, avec de la documentation et cette Newsletter complète et optimisée sous format réduit, et dont vous devez vous débarrasser s’il est indésiré).
Nous avons par ailleurs reçu"des plaintes " concernant les adresses emails réfractaires des destinetaires de nos appels urgents. Réponses en rouge, dans le corps de la newsletter.
Vous pouvez vous exprimer via acat.belgique@gmail.com, je suis à votre diposition.
Bonne continuation et bon mois d’octobre !

Cordialement,

Cécile Auriol (ACAT- Belgique)

La lettre de l’ACAT septembre 2021 – action et prière-

Chers amis,
Pour la plupart d’entre nous, la rentrée est déjà derrière nous. Que celle-ci soit honnie ou redoutée, ou au contraire, vivement attendue, nous devons faire face et reprendre le cours normal de nos activités. (Retrouvez ici l’animation audio du 2 septembre 21 de notre Pasteur Isabelle).
Quant au QG itinérant (flottant, volant), en tout cas, délocalisé de l’ACAT- Belgique, il a certes rencontré des difficultés de taille pour cette reprise, mais a finalement le plaisir de vous adresser ses premières actions urgentes, dans un format peu habituel.
Que l’espérance nous procure la force, la constance et l’intelligence pour combattre non seulement l’inéluctable adversité, mais aussi l’injustice et l’arbitraire qui hélas meurtrit (de plus belle ?) les peuples de la terre.
Pour lutter et continuer, demeurons impavides, fermés et sourds aux paroles de discorde. Restons sereins et unis, dans l’esprit acatien des origines.
Vous pouvez vous exprimer via acat.belgique@gmail.com.
Belle suite de rentrée !

Cordialement,

Cécile Auriol (ACAT- Belgique)

La lettre de l’ACAT -actualités, action – Aout 2021

Chers tous,
A l’ACAT, nous allons toujours contre la torture. En pensée, ou par la prière, nous marchons aussi aux côtés de ces jeunes Acatiens qui sillonnent à vélo le bocage normand, ainsi que nous l’a appris Google Alerts, en portant la cause de Germain Rukuki.
Quant à vous Tous, nous espérons que vous vous portez tous bien et que cela durera.
Ce mois-ci, nous ne vous proposerons, dans un premier temps, qu’un seul appel estampillé « Belgique » : nous sommes en vacances n’est-ce pas ? Les actualités de la FIACAT sont d’ailleurs un peu celles du mois passé avec ici, le rapport CAT de notre coalition d’organisations de la société civile, soumis à l’examen de l’ONU en juillet, et là, le rapport EPU examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, avec lien vers chronique RCF.

Cordialement, et merci à ceux qui, hors du « cercle des administrateurs », nous soutiennent, particulièrement à François(e), T-M, Béa, Daniel, Jacques, Yannick et Henri… Ils se reconnaîtront !

A bientôt !

Cécile Auriol (ACAT- Belgique) Exprimez-vous (acat.belgique@gmail.com).

La lettre de l’ACAT -actualités, action – Juillet 2021

Chers tous,

A l’ACAT, cet été, « [nous irons] avec cette force que [nous avons] » (Juges 6:14, motto de la Nuit des Veilleurs 2021). Certainement, nous ne baisserons pas la garde à la faveur de l’été et nous ne nous laisserons pas endormir par les bons mots qui, ces jours-ci, fusent de toute part, alors que déjà se pointent de gros nuages sombres. En effet, nous n’en avons pas fini avec la souffrance, la violence, les incendies, la pandémie et ses conséquences, et encore moins avec la pratique de la torture. Combattre ces fléaux demande force et persévérance.

C’est pourquoi nous espérons que vous commencerez cet été en excellente santé. Au sommaire de notre lettre mensuelle :

· nos appels mensuels avec des nouvelles de l’appel urgent européen, qui concernait la dérive martiale en Colombie ;

· les actualités de la FIACAT et de l’ACAT avec ici, le rapport CAT déposé par notre coalition d’organisations de la société civile, soumis à examen à partir du 12 juillet et là, le rapport EPU examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies,–avec le lien vers une chronique RCF.

Assurément l’action de l’ACAT est rendue possible par les bons offices de l’Esprit saint, mais aussi grâce à votre fidèle soutien. Ainsi, portez-vous bien, si possible dans la joie. Profitez bien de vos frères et sœurs, et de la profusion de l’été, mais gardez quand même une certaine prudence !

Cordialement, et merci à ceux qui nous soutiennent !

Cécile Auriol (ACAT- Belgique)

La lettre de l’ACAT -actualités, action juin 2021– Pentecôte et lendemains
Appel urgent (Janvier 2017) - CHILI

« Procès vicié » et préventive prolongée

« Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront... » PS 70-72

Word - 42 ko

Intervenir avant le 09/02/2017

JPEG - 217.8 ko

La Machi (autorité spirituelle mapuche, sorte de chamane) Francisca Linconao Huircapan mène actuellement une grève de la faim. Elle est en détention préventive depuis le 30 mars 2016. En vertu de la loi antiterroriste, elle est jugée, avec 10 co-accusés indigènes, pour incendie volontaire ayant entraîné la mort d’un couple, les Luchsinger-Mackay. Selon les plaignants, l’infraction revêt un caractère terroriste. Cependant la procédure est entachée d’irrégularités. Par exemple, le témoin principal a déclaré au tribunal que les faits relatés dans sa déclaration étaient tronqués, son témoignage étant le résultat de la lourde pression exercée sur lui lors des enquêtes policières.
Francisca Linconao est une Machi reconnue qui a su utiliser les canaux institutionnels pour des actions emblématiques visant la préservation des sites sacrés mapuches, antérieurs à l’installation des plantations forestières. Ses avocats ont sollicité le remplacement de la détention préventive par un régime de résidence surveillée auprès de la Cour de Temuco. Mais la requête a été rejetée en appel. Pour la détention à domicile la loi antiterroriste exige l’unanimité de la Cour qui, le cas échéant, n’a pas été atteinte. Sa requête rejetée pour la quatrième fois, le 22 décembre, Francisca Linconao a commencé une grève de la faim et de la soif.
A son entrée en prison, déjà, la Machi ne pesait que 48 kilos si bien qu’elle a développé diverses pathologies, requérant son transfert en milieu hospitalier. Les rapports médicaux de ces derniers jours sont pessimistes : la grève de la faim met sa vie en danger.

Usage arbitraire de la loi antiterroriste

L’usage de la législation anti-terroriste pour poursuivre les contestataires mapuches a été condamné par la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH). Dans son jugement du 29 mai 2014 -affaire Norin Catriman-, la Cour accuse le gouvernement d’avoir violé les droits de huit défenseurs mapuches. Dans cette loi N°18.314 qui consacre la suspicion terroriste, le principe de légalité et le droit à la présomption d’innocence sont foulés aux pieds. En accréditant des témoins anonymes, en n’autorisant pas la contradiction, le Chili ne garantit pas le droit à une procédure régulière. L’arrêt Catriman rappelle au Chili que la détention de membres des communautés autochtones doit impérativement être évitée. Dans le cas de F. Linconao, la détention de la Machi constitue une violation du droit à un procès équitable et sa vie est en danger.

Réponse aux revendications mapuches.

La population indigène au Chili constitue 4 à 6% de la population. L’ethnie majoritaire mapuche - peuple originaire du centre et du sud du pays- revendique inlassablement des droits territoriaux et culturels, niés non seulement par le régime militaire, mais aussi par tous les gouvernements ultérieurs, qui ont accentué le modèle économique établi par Augusto Pinochet. Depuis 1992, un mouvement foncier, culturel et social mapuche se dessine. L’État chilien y répond par la répression et la criminalisation : interventions policières abusives, harcèlements judiciaires et mauvais traitements.
Des militants mapuches sont poursuivis pour « incendies, menaces ou associations illicites terroristes, en particulier lors de la vague de violences et d’occupations de fermes en 2008-2009. Créée pour juguler l’opposition politique sous M. Pinochet, la loi antiterroriste, subordonnée à la justice militaire, permet le recours à des témoins "protégés" (anonymes) et prévoit des sanctions très lourdes. Les personnes arrêtées sous couvert de cette loi risquent donc d’être condamnées par des témoins anonymes. Malgré les promesses de l’État d’abandonner les plaintes pour terrorisme, bien des suspects ont croupi dans les maisons d’arrêt (centres d’incarcération préventifs) du pays pour des débordements survenus lors de manifestations sociales.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3b/Pueblos_indigenas_de_Chile.svg sur la distribution
des populations préhispaniques au Chili

Le Chili a ratifié la convention contre la torture de l’ONU, la convention contre toutes les formes de discrimination raciale et les deux Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques.

  Imprimer