Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel du urgent (Décembre 2016) - Cameroun
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT -actualités, action – Juillet 2021

Chers tous,

A l’ACAT, cet été, « [nous irons] avec cette force que [nous avons] » (Juges 6:14, motto de la Nuit des Veilleurs 2021). Certainement, nous ne baisserons pas la garde à la faveur de l’été et nous ne nous laisserons pas endormir par les bons mots qui, ces jours-ci, fusent de toute part, alors que déjà se pointent de gros nuages sombres. En effet, nous n’en avons pas fini avec la souffrance, la violence, les incendies, la pandémie et ses conséquences, et encore moins avec la pratique de la torture. Combattre ces fléaux demande force et persévérance.

C’est pourquoi nous espérons que vous commencerez cet été en excellente santé. Au sommaire de notre lettre mensuelle :

· nos appels mensuels avec des nouvelles de l’appel urgent européen, qui concernait la dérive martiale en Colombie ;

· les actualités de la FIACAT et de l’ACAT avec ici, le rapport CAT déposé par notre coalition d’organisations de la société civile, soumis à examen à partir du 12 juillet et là, le rapport EPU examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies,–avec le lien vers une chronique RCF.

Assurément l’action de l’ACAT est rendue possible par les bons offices de l’Esprit saint, mais aussi grâce à votre fidèle soutien. Ainsi, portez-vous bien, si possible dans la joie. Profitez bien de vos frères et sœurs, et de la profusion de l’été, mais gardez quand même une certaine prudence !

Cordialement, et merci à ceux qui nous soutiennent !

Cécile Auriol (ACAT- Belgique)

La lettre de l’ACAT -actualités, action juin 2021– Pentecôte et lendemains
Actualité sur Germain Rukuki
La lettre de l’ACAT -actualités, action Mai 2021– Pâques et lendemains de Pâques, temps pascal
La lettre de l’ACAT -actualités, action – Pâques 2021

Fête de la Résurrection, vénération de la Sainte Croix …

Appel du urgent (Décembre 2016) - Cameroun

Monsieur Ahmed Abba, correspondant de Radio France Internationale (RFI) en langue haoussa au Cameroun, est en prison depuis juillet 2015. Il est poursuivi en vertu de la loi anti- terroriste de décembre 2014. Celle-ci déroge au code pénal et ne respecte pas les principes d’un procès équitable. Ce journaliste risque la peine de mort devant la justice militaire. Son tort : avoir enquêté, en tant que journaliste, sur la situation dans le Nord-Cameroun et sur Boko Haram.

Word - 57 ko

Intervenir avant le 07/01/2017

Monsieur Ahmed Abba a été arrêté arbitrairement à Maroua le 30 juillet 2015 par les forces de l’ordre. Dans un premier temps, il a été maintenu plus de trois mois en détention au secret : il ne pouvait recevoir aucune visite (avocat, médecin, proches). Au cours de cette période, il a subi des violences physiques et psychologiques. Il a ensuite dû attendre quatre mois en prison avant que son procès ne commence devant une instance judiciaire militaire et non devant une instance civile. Depuis, la procédure pour « complicité d’actes de terrorisme » et « non-dénonciation d’actes de terrorisme » traîne en longueur devant le Tribunal militaire de Yaoundé, les audiences sont sans cesse renvoyées.

Le Cameroun a ratifié la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui garantissent la protection des journalistes et de leurs sources. Le Cameroun se doit de respecter ses engagements. Il est temps de mettre un terme à l’acharnement judiciaire contre Monsieur Ahmed Ababa. Il doit être libéré !

Un pays en guerre contre Boko Haram

Depuis 2014, la région de l’Extrême- Nord au Cameroun est en proie à un conflit armé de basse intensité depuis que la secte islamiste nigériane Boko Haram a entrepris des attaques répétées contre les populations et les organes de l’État. Face à ces agressions, les autorités camerounaises ont déployé de plus en plus de soldats sur le terrain. Ces derniers ont répondu à Boko Haram par la force, y compris contre les populations considérées comme proches des islamistes. Depuis, la situation sécuritaire et celle des droits de l’homme se sont fortement dégradées dans le nord du Cameroun.

Une société civile qui s’autocensure

Plusieurs journalistes et défenseurs des droits de l’homme- camerounais et étrangers- ont été intimidés pour avoir été présents dans le Nord-Cameroun ou pour avoir voulu enquêter dans cette partie du territoire. Une autocensure est aujourd’hui pratiquée au sein de ces professions, d’autant plus que la législation nationale relative à la lutte contre le terrorisme s’est durcie avec une loi promulguée en décembre 2014. Celle-ci enfreint de nombreux droits et libertés fondamentaux. Dorénavant, toute parole, tout écrit public, considéré comme « apologie des actes de terrorisme », est passible de 15 à 20 ans d’emprisonnement et d’une amende de 25 à 50 millions de FCFA. La définition du « terrorisme » est très vague et le terme « apologie » n’est pas précisément défini. De ce fait, les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes peuvent être condamnés à de lourdes peines simplement parce qu’ils font leur travail.

LE CAMEROUN a ratifié la Convention contre la torture de l’ONU et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP)

  Imprimer

Documents joints

Répondre à cet article