Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT -actualités, action – Juillet 2021

Chers tous,

A l’ACAT, cet été, « [nous irons] avec cette force que [nous avons] » (Juges 6:14, motto de la Nuit des Veilleurs 2021). Certainement, nous ne baisserons pas la garde à la faveur de l’été et nous ne nous laisserons pas endormir par les bons mots qui, ces jours-ci, fusent de toute part, alors que déjà se pointent de gros nuages sombres. En effet, nous n’en avons pas fini avec la souffrance, la violence, les incendies, la pandémie et ses conséquences, et encore moins avec la pratique de la torture. Combattre ces fléaux demande force et persévérance.

C’est pourquoi nous espérons que vous commencerez cet été en excellente santé. Au sommaire de notre lettre mensuelle :

· nos appels mensuels avec des nouvelles de l’appel urgent européen, qui concernait la dérive martiale en Colombie ;

· les actualités de la FIACAT et de l’ACAT avec ici, le rapport CAT déposé par notre coalition d’organisations de la société civile, soumis à examen à partir du 12 juillet et là, le rapport EPU examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies,–avec le lien vers une chronique RCF.

Assurément l’action de l’ACAT est rendue possible par les bons offices de l’Esprit saint, mais aussi grâce à votre fidèle soutien. Ainsi, portez-vous bien, si possible dans la joie. Profitez bien de vos frères et sœurs, et de la profusion de l’été, mais gardez quand même une certaine prudence !

Cordialement, et merci à ceux qui nous soutiennent !

Cécile Auriol (ACAT- Belgique)

La lettre de l’ACAT -actualités, action juin 2021– Pentecôte et lendemains
Actualité sur Germain Rukuki
La lettre de l’ACAT -actualités, action Mai 2021– Pâques et lendemains de Pâques, temps pascal
La lettre de l’ACAT -actualités, action – Pâques 2021

Fête de la Résurrection, vénération de la Sainte Croix …

Appel du mois (Avril 2016) - Nord-Kivu RDC

Massacres au Nord-Kivu (RD Congo) :
Un drame humain et social qui perdure et dont on ne parle pas assez !

Des représentants congolais de différentes congrégations « font leur » le cri des populations meurtries du Nord-Kivu. Ils en appellent à toute personne qui peut porter efficacement leur voix. « Le but de cette note est de rendre compte d’une tuerie qui dure depuis plusieurs années, de donner des faits, sans beaucoup les qualifier pour susciter les consciences de ceux qui ont le pouvoir et le devoir de se mobiliser afin d’y mettre fin. ... Les faits présentés ont été dits de beaucoup d’autres manières par des personnes qui vivent cette réalité et par des organismes œuvrant dans ces zones ... . »

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Intervenir avant le 05/05/2016

Des destructions programmées

Depuis le début de l’année 2016, toute l’attention et la tension politiques se portent sur le thème des élections et du dialogue national. Cette « vigilance » politique ne saurait faire oublier un autre drame humain. « Vous le savez : les habitants du territoire de Beni ont vécu un Noël 2015 sanglant. »
Plusieurs personnes ont été massacrées dans le village de Malolu, à 15 km de la ville de Beni : certaines, décapitées et deux, brulées vives. La nuit du 26 décembre, trois autres (d’une même famille) ont été tuées dans la paroisse de Paida (à 4 km du centre ville). « Et la série continue... »
Les victimes de ces tueries appartiennent en majorité à l’ethnie Nande, généralement de simples paysans sans fonction officielle ni ambition politique. La présence d’enfants, de personnes âgées et de ménagères parmi les victimes renforce encore le caractère barbare de ces actes. Et si leurs auteurs sont souvent cités, aucun d’eux, étonnamment, ne motive jamais ses exactions. Pourquoi s’attaquer aux paysans indigents ? Pour quelle revendications ? Autant de questions sans réponse...
A ce jour, plus d’un millier de personnes ont été enlevées. On a perdu leur trace. Trois prêtres assomptionnistes ont été enlevés en octobre 2012. ... Fin mars 2016, le père Vincent Machozi, ardent défenseur de l’ethnie Nande, a été assassiné chez sa mère. Plus de 750 personnes ont été tuées, toutes de façon très violente : certaines décapitées, d’autres éventrées, d’autres encore ont subi des tortures de toutes sortes. Les photos et les listes publiées témoignent de ces atrocités.

Mode opératoire des « assaillants »

Les assaillants s’attaquent quasi systématiquement au tissu économique, détruisant les champs et brûlant les commerces, démolissant les centres de santé et kidnappant leur personnel. Ils brûlent les écoles, tuent instituteurs et élèves. Depuis 6 mois, les assaillants multiplient les actes innommables. Un exemple parmi d’autres : un enfant a été décapité puis on a recouvert son corps du sang de ses parents décapités sous ses yeux. « Pourquoi tant de cruauté ? »
Les populations sont amenées à abandonner leurs hameaux et leurs cultures pour s’entasser dans les villes, sans aucune ressource ni lieu d’accueil. Ces déplacés, pour la plupart veufs ou orphelins, y sont la proie de la faim et des maladies. Les enfants ne sont plus scolarisés.
Devant une situation atroce subie dans une impuissance totale, la haine s’installe. Blessées dans leur humanité profonde, les victimes se sentent délaissées par les autorités censées les protéger. Elles supportent mal la convoitise d’autres populations qui cherchent à les dépouiller de leur dignité, de leurs terres et possessions. Dans ces conditions, la cohabitation pacifique qui caractérisait cette partie du pays a presque disparu.
Sur place, les autorités politiques et militaires- dont les discours sont souvent contredits par la réalité- ont perdu toute crédibilité. Ainsi le Président Kabila, de passage dans la région en novembre 2014, promettait à la population davantage de sécurité. Un mois plus tard des massacres ensanglantaient la région, notamment la tuerie de la nuit du 23 au 24 décembre.

Questionnements des auteurs de cette note

Comment qualifier ces tueries ?
A quoi servent-elles ? A qui profitent-elles ?
Pourquoi des populations appartenant à une seule ethnie
sont-elles ciblées en permanence ?
Pourquoi les assaillants, déjà identifiés, ne font-ils pas l’objet de poursuites judiciaires ou de représailles de la part de l’Etat ?
Quelle est la source de financement de ces assaillants ? Qui leur fournit un appui logistique ?
Pourquoi ces mouvements barbares, présentés comme des rébellions contre les pays voisins, s’en prennent-ils aux populations autochtones, mais n’inquiètent jamais leurs vrais ennemis ?
Pourquoi les forces des Nations Unies pour la protection des populations civiles- munies d’équipements sophistiqués (drones etc.)- sont-elles si discrètes ?
Nous vous invitons à adresser une copie du modèle de lettre ci-joint aux autorités dont l’adresse se trouve sur la lettre. Tarif postal : 1,23€ pour la Suisse (Europe).

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