Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel Urgent (Juin 2016) - Soudan du Sud
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT -actualités, action – Juillet 2021

Chers tous,

A l’ACAT, cet été, « [nous irons] avec cette force que [nous avons] » (Juges 6:14, motto de la Nuit des Veilleurs 2021). Certainement, nous ne baisserons pas la garde à la faveur de l’été et nous ne nous laisserons pas endormir par les bons mots qui, ces jours-ci, fusent de toute part, alors que déjà se pointent de gros nuages sombres. En effet, nous n’en avons pas fini avec la souffrance, la violence, les incendies, la pandémie et ses conséquences, et encore moins avec la pratique de la torture. Combattre ces fléaux demande force et persévérance.

C’est pourquoi nous espérons que vous commencerez cet été en excellente santé. Au sommaire de notre lettre mensuelle :

· nos appels mensuels avec des nouvelles de l’appel urgent européen, qui concernait la dérive martiale en Colombie ;

· les actualités de la FIACAT et de l’ACAT avec ici, le rapport CAT déposé par notre coalition d’organisations de la société civile, soumis à examen à partir du 12 juillet et là, le rapport EPU examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies,–avec le lien vers une chronique RCF.

Assurément l’action de l’ACAT est rendue possible par les bons offices de l’Esprit saint, mais aussi grâce à votre fidèle soutien. Ainsi, portez-vous bien, si possible dans la joie. Profitez bien de vos frères et sœurs, et de la profusion de l’été, mais gardez quand même une certaine prudence !

Cordialement, et merci à ceux qui nous soutiennent !

Cécile Auriol (ACAT- Belgique)

La lettre de l’ACAT -actualités, action juin 2021– Pentecôte et lendemains
Actualité sur Germain Rukuki
La lettre de l’ACAT -actualités, action Mai 2021– Pâques et lendemains de Pâques, temps pascal
La lettre de l’ACAT -actualités, action – Pâques 2021

Fête de la Résurrection, vénération de la Sainte Croix …

Appel Urgent (Juin 2016) - Soudan du Sud

Guerre Civile

Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont
mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.
” Mat 25, 31-­‐46

Word - 39.5 ko

Intervenir avant le 11/07/2016

L’Etat du Soudan du Sud, indépendant depuis 2011, est dévasté par une violente guerre civile qui a commencé en décembre 2013. Le principal enjeu de ce conflit est le contrôle des ressources pétrolières. Il cristallise également les rivalités entre le président Kiir et son vice-président Riek Machar, et l’antagonisme entre ethnies Nuer et Dinka. Le Haut- commissaire des droits de l’Homme à Genève a rendu public en mars 2016 un rapport accablant sur la situation du pays. Les troupes gouvernementales, mais aussi les groupes rebelles, se rendent responsables de très graves transgressions des droits de l’homme. Force est de constater depuis le début du conflit une augmentation considérable des « exactions »perpétrées par les services nationaux de renseignements (NSS) : disparitions forcées, détentions arbitraires ou prolongées sans motif, exécutions sommaires. Par ailleurs se multiplient les nouveaux rapports et témoignages de torture ou de traitements inhumains ou cruels, notamment en détention préventive.
De l’ « empire » du NSS
Intervenir avant le 11 juillet 2016 ! Le Soudan du Sud a ratifié la convention contre la torture de l’ONU, mais pas le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP) ! Association des Chrétiens contre la Torture, Quai au Foin 53, 1000 Bruxelles Une loi de 2014 concède au NSS des prérogatives étendues dans bien des domaines. Ainsi il a le droit de détenir des citoyens et de confisquer leurs biens. Ni les mécanismes de surveillance indépendants, ni les mesures de protection contre de possibles abus ne sont prévus par la Loi, laquelle ne fournit pas non plus de données sur les établissements pénitentiaires. Enfin elle ne garantit aucun droit fondamental pour la tenue de procès équitables, dont le droit à l’assistance juridique ou celui de limiter dans le temps les interrogatoires des détenus.
Des proches de détenus ont expliqué qu’ils ne pouvaient soutenir financièrement les coûts d’une assistance. Celle-ci, en outre, se révèle inefficace. En effet jamais les autorités ne formulent de plaintes contre les prévenus ou ne les traduisent devant un tribunal. L’enfermement d’un proche à l’isolement équivaut de facto à une disparition forcée.
La Loi entérine enfin le pouvoir du NSS de poursuivre la pratique des détentions arbitraires en toute impunité.

Du traitement cruel des détenus
En règle générale, les prisonniers ne reçoivent qu’une maigre pitance quotidienne. Une seule fois par jour et toujours la même. Ils dorment à même le sol et n’ont droit à aucun suivi médical. Certains sont passés à tabac pendant leur interrogatoire, d’autres simplement en guise de punition.
Privés du droit de comparaître rapidement devant un juge, privés du droit de contester la légalité de leur détention, trente- trois hommes restent détenus au siège du NSS dans le quartier de Djebel, à Juba. Aucun n’a pu bénéficier d’une assistance juridique. Parmi ces détenus figure un prêtre de l’Église épiscopalienne charismatique, Christopher Gwagbwe. Il a été arrêté en septembre 2014 à son domicile, à Juba. Âgé de plus de 60 ans, il souffre d’hypertension. Il est maintenu à l’isolement et coupé de ses proches depuis novembre 2015. Son état de santé se détériore à cause de conditions déplorables d’emprisonnement (mauvaise ventilation et régime alimentaire pauvre).
En dehors de ces 33 personnes, d’autres se trouvent prisonnières tant du NSS, à Juba, que dans d’autres endroits (officiels ou illicites) du pays. Des dizaines de détenus seraient ainsi incarcérés dans des conteneurs de transport maritime en métal, sans aération ou presque, ne recevant de la nourriture qu’une à deux fois par semaine et de l’eau potable en quantité insuffisante. Ces conditions de détention terribles auraient déjà causé la mort de plusieurs prisonniers sur le site de Gorom, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale Juba. Régulièrement, les soldats sortent les prisonniers des conteneurs pour les passer à tabac.

Le Soudan du Sud a ratifié la convention contre la torture de l’ONU, mais pas le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP) !

Nous vous invitons à adresser une copie du modèle de lettre ci-joint aux autorités dont l’adresse se trouve sur la lettre. Affranchir à 0,79€ pour la Belgique et à 1,45€ pour l’international.

  Imprimer