Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel Urgent (Août 2016) - TUNISIE
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT octobre 2021

Chers amis,

Ce mois-ci nous vous proposons une sélection sui generis, qui constitue le fil rouge des préoccupations de notre ACAT.
A la Une, la Journée mondiale contre la peine de mort, dans 4 jours exactement. ( Ce qui implique que vous recevrez encore un mail de nous, avec de la documentation et cette Newsletter complète et optimisée sous format réduit, et dont vous devez vous débarrasser s’il est indésiré).
Nous avons par ailleurs reçu"des plaintes " concernant les adresses emails réfractaires des destinetaires de nos appels urgents. Réponses en rouge, dans le corps de la newsletter.
Vous pouvez vous exprimer via acat.belgique@gmail.com, je suis à votre diposition.
Bonne continuation et bon mois d’octobre !

Cordialement,

Cécile Auriol (ACAT- Belgique)

La lettre de l’ACAT septembre 2021 – action et prière-

Chers amis,
Pour la plupart d’entre nous, la rentrée est déjà derrière nous. Que celle-ci soit honnie ou redoutée, ou au contraire, vivement attendue, nous devons faire face et reprendre le cours normal de nos activités. (Retrouvez ici l’animation audio du 2 septembre 21 de notre Pasteur Isabelle).
Quant au QG itinérant (flottant, volant), en tout cas, délocalisé de l’ACAT- Belgique, il a certes rencontré des difficultés de taille pour cette reprise, mais a finalement le plaisir de vous adresser ses premières actions urgentes, dans un format peu habituel.
Que l’espérance nous procure la force, la constance et l’intelligence pour combattre non seulement l’inéluctable adversité, mais aussi l’injustice et l’arbitraire qui hélas meurtrit (de plus belle ?) les peuples de la terre.
Pour lutter et continuer, demeurons impavides, fermés et sourds aux paroles de discorde. Restons sereins et unis, dans l’esprit acatien des origines.
Vous pouvez vous exprimer via acat.belgique@gmail.com.
Belle suite de rentrée !

Cordialement,

Cécile Auriol (ACAT- Belgique)

La lettre de l’ACAT -actualités, action – Aout 2021

Chers tous,
A l’ACAT, nous allons toujours contre la torture. En pensée, ou par la prière, nous marchons aussi aux côtés de ces jeunes Acatiens qui sillonnent à vélo le bocage normand, ainsi que nous l’a appris Google Alerts, en portant la cause de Germain Rukuki.
Quant à vous Tous, nous espérons que vous vous portez tous bien et que cela durera.
Ce mois-ci, nous ne vous proposerons, dans un premier temps, qu’un seul appel estampillé « Belgique » : nous sommes en vacances n’est-ce pas ? Les actualités de la FIACAT sont d’ailleurs un peu celles du mois passé avec ici, le rapport CAT de notre coalition d’organisations de la société civile, soumis à l’examen de l’ONU en juillet, et là, le rapport EPU examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, avec lien vers chronique RCF.

Cordialement, et merci à ceux qui, hors du « cercle des administrateurs », nous soutiennent, particulièrement à François(e), T-M, Béa, Daniel, Jacques, Yannick et Henri… Ils se reconnaîtront !

A bientôt !

Cécile Auriol (ACAT- Belgique) Exprimez-vous (acat.belgique@gmail.com).

La lettre de l’ACAT -actualités, action – Juillet 2021

Chers tous,

A l’ACAT, cet été, « [nous irons] avec cette force que [nous avons] » (Juges 6:14, motto de la Nuit des Veilleurs 2021). Certainement, nous ne baisserons pas la garde à la faveur de l’été et nous ne nous laisserons pas endormir par les bons mots qui, ces jours-ci, fusent de toute part, alors que déjà se pointent de gros nuages sombres. En effet, nous n’en avons pas fini avec la souffrance, la violence, les incendies, la pandémie et ses conséquences, et encore moins avec la pratique de la torture. Combattre ces fléaux demande force et persévérance.

C’est pourquoi nous espérons que vous commencerez cet été en excellente santé. Au sommaire de notre lettre mensuelle :

· nos appels mensuels avec des nouvelles de l’appel urgent européen, qui concernait la dérive martiale en Colombie ;

· les actualités de la FIACAT et de l’ACAT avec ici, le rapport CAT déposé par notre coalition d’organisations de la société civile, soumis à examen à partir du 12 juillet et là, le rapport EPU examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies,–avec le lien vers une chronique RCF.

Assurément l’action de l’ACAT est rendue possible par les bons offices de l’Esprit saint, mais aussi grâce à votre fidèle soutien. Ainsi, portez-vous bien, si possible dans la joie. Profitez bien de vos frères et sœurs, et de la profusion de l’été, mais gardez quand même une certaine prudence !

Cordialement, et merci à ceux qui nous soutiennent !

Cécile Auriol (ACAT- Belgique)

La lettre de l’ACAT -actualités, action juin 2021– Pentecôte et lendemains
Appel Urgent (Août 2016) - TUNISIE

La torture, un fléau persistant

« Venez derrière moi et je vous ferai pêcheurs d’hommes »
Mt 14,2

Word - 38.5 ko

Intervenir avant le 30/08/2016

La plainte de M. Jaïdane

Arrêté en 1993 pour ses liens présumés avec le mouvement islamiste Ennahda, Rached Jaïdane a été détenu au secret et torturé par la sûreté de l’État. Il a porté plainte pour torture après la révolution et s’est trouvé confronté aux rouages d’une justice dysfonctionnelle.

L’enquête pour torture a été bâclée : le témoin principal n’a pas été interrogé, les alibis des accusés n’ont pas été vérifiés. Le juge d’instruction a qualifié les faits de simple délit de violence. En effet le crime de torture n’a été intégré dans le Code pénal qu’en 1999 et n’est pas applicable rétroactivement. Pour appliquer la sanction qu’ils méritent aux tortionnaires de M. Jaïdane, le juge aurait pu invoquer les crimes de séquestration et de violence. Il ne l’a pas fait.
Finalement, après plus de trois ans de reports d’audiences, les juges ont déclaré les faits prescrits. Pourtant, après la révolution, les gouvernements transitoires s’étaient engagés à ne pas invoquer la prescription pour les cas de torture, vu qu’il était impossible d’obtenir justice à l’époque de Ben Ali. La décision rendue dans l’affaire de M. Jaïdane constitue un revirement jurisprudentiel qui sonne le glas de la justice et referme la chape de plomb sur les crimes passés. L’appel de son avocate- qui vient de subir de sérieuses menaces- sera examiné le 3 novembre prochain.

La torture, un fléau persistant

Le cauchemar subi par Rached Jaïdane est emblématique du phénomène tortionnaire tunisien. La torture est fréquemment employée à l’encontre de personnes soupçonnées de lien avec des activités terroristes ou d’infractions de droit commun, mais aussi de rappeurs, blogueurs et jeunes activistes considérés comme hostiles au gouvernement. Plusieurs suspects de droit commun sont morts récemment dans des postes de police, dans des circonstances suspectes.

L’impunité, encore et toujours

Le chemin vers la sanction et la réparation du crime de torture est parsemé d’obstacles. Ceux-ci sont multiples : manque de diligence ou iniquité des magistrats, encombrement de la justice, agents des forces de sécurité refusant de collaborer aux enquêtes et parfois menaçant victimes et témoins. A ce jour, aucune plainte n’a donné lieu à un procès satisfaisant, fondé sur une enquête efficace. La plupart des enquêtes, en effet, sont suivies d’un abandon de facto.
Pour une autre victime, Taoufik Elaïba, le Comité contre la torture de l’ONU (CAT) vient de condamner la Tunisie. Le 18 mai 2016, le CAT a demandé à la Tunisie d’enquêter sur les allégations de torture contre Mr Elaïba, de poursuivre et sanctionner les auteurs, d’accorder réparation à Mr. Elaiba et de rejeter les aveux obtenus sous la torture.

Arrêté en 2009, passé à tabac à plusieurs reprises, Mr Elaïba avait été électrocuté, aspergé d’eau bouillante puis glacée, soumis au supplice de la falaqa. (Avec un bâton le tortionnaire déchire la plante des pieds du supplicié). Le juge d’instruction auprès duquel Mr Elaïba a dénoncé ces tortures n’a pas pris acte de sa plainte. Fin octobre 2011, Mr Elaïba a été condamné à 22 ans d’emprisonnement pour trafic de voitures, réduits à sept ans en appel. Après plusieurs plaintes pour torture déposées par ses avocats, une enquête a finalement été ouverte plus de 32 mois après ces sévices, pour être de facto ajournée deux mois plus tard.

  Imprimer

Répondre à cet article